urgence centrafriqueLa République centrafricaine connaît une crise humanitaire de grande ampleur. Plus de 447 500 personnes sont déplacées sur le territoire et plus de 476 000 sont réfugiées dans les pays avoisinants dont plus de 254 000 au Cameroun et 66 300 au Tchad.

Quelques 2,7 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire immédiate, alors que les rapports d’atrocités, d’attaques sur les civils et les acteurs humanitaires continuent. (source ONU : OCHA)

L'Alliance Evangélique de Centrafrique a pris position en signant l'Appel de Bangui I et II. Elle condamne les actes de violence et cherche à promouvoir la paix en faisant appel à la communauté internationale. L'Alliance Evangélique Mondiale rappelle également que ce conflit n'est pas d'ordre religieux.

Le SEL, membre de l’alliance Integral*, a déjà soutenu trois partenaires chrétiens, la FATEB (Faculté de Théologie Evangélique de Bangui) et JUPEDEC (Jeunesse Unie pour la Protection de l'Environnement et le Développement Communautaire) en RCA, et le RAPS (Réseau d'Action de Partage et de Solidarité) au Tchad. Un fonds d’urgence est ouvert.

Prions pour la réconciliation au sein du pays, pour la protection et la situation sanitaire des populations déplacées, pour la bonne coordination des différentes actions humanitaires sur place.

 

*Integral est une alliance internationale de 20 organisations chrétiennes travaillant ensemble pour apporter une réponse plus efficace à la pauvreté.

 

Donner

 

A 17 ans, cette jeune mère peut retourner à l'école pour se former:jeune mere 17 ans

Bosline a 17 ans et vit dans le sud de la RCA. A la suite de violences subies dans son village, elle a dû quitter l’école et a rejoint un groupe milicien, où elle a notamment rencontré son compagnon Bienvenu. Un jour, en rentrant du marché, elle apprend qu’il est mort lors d’une attaque. Bosline était alors enceinte de 2 mois. Une équipe de l’association JUPEDEC, partenaire local chrétien du SEL, a pu aider Bosline pour qu’elle puisse retourner à l’école. L’objectif de JUPEDEC est d’accompagner les jeunes victimes de la guerre à surmonter la situation à travers une réintégration scolaire et des formations (hygiène, citoyenneté, enseignement biblique…).

La mission de JUPEDEC : aider ces jeunes à retrouver une vie normale tout en les préparant à l’avenir. Bosline, qui est aujourd’hui maman, a un rêve : « Après mes études, je voudrais devenir sage-femme afin d’aider les autres femmes et filles à accoucher dans des conditions dignes. »

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles violences:nouvelle violence

Une nouvelle flambée de violence à Bangui a fait 40 morts et plus de 42 000 déplacés. Les élections présidentielles devraient avoir lieu avant la fin de l’année 2015.

Plusieurs mosquées et églises ont été détruites : prions pour les personnes engagées dans le processus de réconciliation.

Prions pour la paix et la réconciliation dans ce pays et pour qu’un processus électoral démocratique puisse se mettre en place et que l’assistance humanitaire puisse continuer.

Prions pour nos partenaires locaux travaillant auprès des enfants victimes de traumatisme suite à cette crise qui dure.

Prions pour la sagesse pour le gouvernement et pour les personnes en position de responsabilité en RCA afin qu’ils agissent pour la paix.

 

 

 

 

 

Un refuge permanent ?

refuge permanent

Suite à la mort de son mari, Ali Isabelle quitta sa maison avec ses 5 enfants pour fuir les conflits. Elle trouva refuge sur le campus de la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui (FATEB).

Durant sa fuite, son fils Piya a été victime d’une balle dans la jambe. Il a eu besoin de recevoir des soins à l’hôpital et aujourd’hui encore, il en ressent les séquelles quand il marche. Deux de ses enfants souffrent aussi de palpitations provoquées par le traumatisme des événements dont ils ont été témoins.

Ali a été nommée responsable d’un groupement de 14 familles avec qui elle partage une grande tente. Elle déclare “Ce n’est pas facile pour nous, car nous n’avions jamais vécu dans de telles conditions auparavant”. Néanmoins, elle est reconnaissante de tout ce que notre partenaire local chrétien fait pour elle.

Ali Isabelle rêve de pouvoir rentrer chez elle un jour, mais se sent perdue face à un avenir incertain. Comment reconstruire sa vie dans un tel contexte ? “Là-bas, vous pouvez encore entendre des grenades exploser en pleine nuit”

Continuons à prier pour la paix dans le pays.

 

 

 

 

 

Projet d’aide d’urgence du RAPS (Réseau d'Action de Partage et de Solidarité) :RAPS

Dans le Sud du Tchad, une zone proche de la frontière avec la Centrafrique, de nombreux jeunes et adolescents venus de Centrafrique se retrouvent aujourd’hui, seuls.

Ces jeunes ont été évacués ou ont fui la Centrafrique. D’origine tchadienne, ils ont pourtant vécu quasiment toute leur vie en Centrafrique. Ils ont perdu leur famille dans des circonstances souvent difficiles.

Notre partenaire chrétien sur place, le RAPS, va mettre en place un projet d’accompagnement et de formation pour 60 jeunes démunis afin qu’ils aient les moyens de se prendre en charge par la suite.

Grâce à ce projet, ils seront équipés, formés et encadrés pour la mise en place d’activités de maraîchage. Ainsi, ils disposeront d'un revenu suffisant pour devenir autonomes.

Pendant leur période de formation, et en attendant les premiers résultats de leurs jardins, le SEL va également prendre en charge une distribution de nourriture afin que chaque bénéficiaire reçoive 100 kg de vivres.

 

 

 

 

Projet d'aide d'urgence de la FATEB (Faculté de Théologie Evangélique de Bangui) et de Béthanie (Centre Evangélique accueillant des personnes handicapées) :adelaide

Le financement du projet initial avait permis la distribution alimentaire pour une durée de 1 mois au 2 600 personnes réfugiées sur le site de la FATEB. 

Nos partenaires chrétiens sur place, souhaitent aller plus loin en continuant la distribution sur ce site en y incluant les réfugiés du site de Béthanie. Au total, le projet permettra, pour une durée de 2 mois, la distribution alimentaire à :

- 3 500 réfugiés qui logent sur les sites de la FATEB et de Béthanie.
- soit 467 familles
- soit 28 kg de denrées alimentaires par personne ainsi que des nattes.

Certaines personnes ayant bénéficié de la première distribution peuvent déjà témoigner :

Adélaïde* : " Je suis paralysée depuis la naissance et j'ai besoin de mon fauteuil roulant pour me déplacer. Je vivais avec mes frères et sœurs dans une zone appelée Edville. J'y travaillais comme couturière.

Le groupe armé Séléka a attaqué mon quartier le 25 décembre. Certains de mes voisins ont été tués et j'ai eu peur alors j'ai fui vers le site de la FATEB où ils se sont occupés de ma famille et nous ont donné un endroit pour dormir.

Je me sens plus en sécurité ici, même si les bruits m’effrayent encore. Ma maison n'a pas été détruite, mais les assaillants ont volé tout ce que nous avions. Je voudrais revenir à ma maison, mais je dois attendre que la situation devienne plus calme."

"Aujourd'hui , mon plus grand besoin et mon rêve est que la guerre prenne fin. Je veux la paix et je rêve que chacun puisse retourner dans son foyer."

*Le prénom a été changé.

 

 

 

Projet d'aide d'urgence de la FATEB (Faculté de Théologie Evangélique de Bangui) :FATEB

Ce projet est une réponse à une partie des besoins urgents des personnes déplacées et accueillies sur le site de la FATEB. Tous ces déplacés ont fui l’insécurité et les conflits dans leurs quartiers respectifs pour se mettre à l’abri sur ce site.

Le projet consiste consiste à acheter, stocker et distribuer des aliments aux 2600 personnes déplacées et vivant actuellement sur le site de la FATEB.

Le projet est basé sur une approche participative : les bénéficiaires sont mis à contribution pour prioriser les besoins ainsi que lors des distributions.

Le projet prévoit donc d’acheter les éléments suivants : sacs de sucre, riz et haricots, bidon d’huile, cartons de sardines, nattes, emballages vides.

Seront également pris en charge : le transport et la manutention, la coordination avec des agents de distribution ainsi que divers coûts administratifs.

Pour ce projet, le SEL travaille en partenariat avec une autre organisation membre du réseau Intégral qui a pu envoyer une équipe sur place.

 

 

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